Interview : Jean-Baptiste Varon, Finance Business Partner

Interview : Jean-Baptiste Varon, Finance Business Partner

Après un Master Audit Interne et Contrôle Conseil à l’IAE de Lille Jean-Baptiste Varon s’est orienté dans le domaine du Contrôle de Gestion. À 28 ans il est Finance Business Partner chez Jacquet-Brossard. Il revient sur ses expériences et son aventure chez ILC. 

 • Peux-tu nous présenter ton entreprise ? 

Après des expériences dans plusieurs secteurs (Retail, E-Commerce, Vins et Spiritueux, Pharma), j’ai commencé une nouvelle aventure au siège de Jacquet-Brossard (Pains Burgers Jacquet, Savane, Brownie Brossard …).

• Quels sont ton poste et tes missions ? 

Je suis Finance Business Partner, en charge du périmètre international. Je m’occupe de veiller à la performance commerciale ainsi que l’engagement des dépenses d’un point de vue Finance. 

J’analyse les chiffres et assiste les équipes (Chefs de Zone Export, Equipe Amérique du Nord, Equipe Benelux, Comité de direction) dans leurs développements et prises de décision.

• Quels sont les clés pour devenir Finance Business Partner ? 

Avoir une solide expérience en Contrôle de gestion, avoir un très bon relationnel, être curieux sur les sujets business, un sens du service, mais aussi un regard critique face aux informations obtenues. 

• Que préfères-tu dans ton métier ? 

Le relationnel avec des équipes différentes et variées, être un véritable appui pour les équipes commerciales, pouvoir mettre en perspective les évolutions en fonction des types de produits, réajuster les stratégies en fonction des analyses chiffrées. 

• Quelles sont les difficultés que tu as pu rencontrer dans ton métier et comment les as-tu surmontées ? 

Tout d’abord l’organisation, pouvoir répondre en temps et en heure à des demandes et périmètres variés. Mais aussi apprendre le business modèle, le secteur d’activité, en effet l’agro-alimentaire est un monde à part. Et enfin être à l’aise avec les nouveaux reportings du groupe, ces outils sont différents d’une entreprise à une autre. Il n’y a pas de secret, l’expérience joue pour appréhender tout cela, mais aussi il faut être curieux, ne pas compter ses heures, et écouter. 

• Quels sont les plus grands défis et opportunités auxquels les professionnels de la finance sont confrontés aujourd’hui ? 

Il y a trois défis principaux pour moi : 

  1. La mise au goût du jour des systèmes d’informations notamment les outils de reportings / budgétaires, en effet de plus en plus d’entreprises changent ou doivent changer pour s’adapter aux gains de temps voulus par les directions mais aussi fiabiliser les processus et les données (beaucoup d’entreprises sont très Excel, pas si flexible malheureusement). 
  2. Faire comprendre aux autres services que l’on fait partie de la même équipe (il y a souvent des « confrontations » Commerce vs Finance. 
  3. La conjoncture COVID, réussir à anticiper les chiffres sur les prochains mois ou années (business plan) avec l’inconnue COVID. 

• Est-ce que ton expérience à la Junior-Entreprise a influencée ton orientation et tes choix de carrière ? 

Pour être honnête non, j’ai intégré la Junior-Entreprise en ayant déjà choisi mon Master et par conséquent mon domaine d’activité. Mais je pense que ça peut être le cas pour les personnes qui entrent en L3.

• Peux-tu nous présenter ton parcours chez ILC ? 

J’ai intégré ILC en 2013, en tant que Vice-Trésorier, puis l’année suivante j’étais Vice-Président, j’ai activement participé au passage de marque pour avoir le nouveau statut de « Junior Entreprise » auprès de la CNJE. 

• Quelles sont les raisons qui t’ont poussées à rejoindre la Junior-Entreprise ? 

J’ai voulu intégrer la Junior-Entreprise car j’aimais l’idée de faire partie d’une sorte de « Start-Up », d’avoir une équipe qui peut changer chaque année mais en devant conserver un niveau d’activité similaire voire en progression. 

• Qu’est-ce que cela t’a apporté ? 

Cela a développé une maturité supplémentaire, a renforcé le savoir-être ainsi que l’esprit d’équipe et puis un sentiment de fierté quand l’on fait une bonne année commercialement et que toute l’équipe est contente.

• Comment donnerais-tu envie aux étudiants de participer à l’aventure ILC ? 

J’encourage toute personne avec un esprit « entrepreneur » ou qui veut développer cet aspect de participer à l’aventure ILC. Il y a plein de postes différents et chacun peut apporter quelque chose rapidement.